Au sommaire du n°22 du Low-tech Journal (en version numérique) :
-un mini-manga sur des concepts de philo-japonaise pour inspirer votre démarche frugale,
-le témoignage d'un ingé low-tech à Mayotte, par Malo Chauvin.
-un dossier sur la frugalité numérique,
-un autre sur les voitures Kei Cars... vont-elles remplacer les VéLi ? (voir un peu plus bas pour plus de détails)
-Le témoignage d'un gazaoui (l'artiste Abod Nasser) qui dessine ses techniques de survie,
-le roman-photo d'une journée dans la vie d'une lautéqueuse, par Mathilde Galzin.
-quelques pages sur l'arbre Paulownia et l'urine aux champs,
En savoir plus sur le Low-Tech Journal : lire notre page À Propos ou notre Manifeste. Pour répondre à toutes les questions que vous vous posez sur la low-tech, vous pouvez lire notre Foire Aux Questions.
Kei cars, c'est quoi ?
Les keijidōsha (véhicule léger), sont de petites voitures japonaises bénéficiant d'avantages fiscaux, notamment des taxes et assurances réduites.
Les kei cars sont des micro-citadines japonaises strictement encadrées par la réglementation. C'est-à-dire moins de 3,40 m de long, 1,48 m de large, 2 m de haut, avec un moteur limité à 660 cm³ et 64 chevaux. Nées dans les années 1950 après-guerre pour répondre à la pénurie de ressources, elles représentent aujourd'hui près de 40% du marché automobile japonais grâce à leur praticité urbaine et leur fiscalité avantageuse. Suzuki, Mitsubishi et Daihatsu dominent ce segment avec 35,5% de parts de marché.
Les kei cars sont-ils des véhicules intermédiaires ?
Ces petites voitures automobiles compactes des constructeurs représentent-elles un véhicule intermédiaire ? Nous avons interrogé quelques constructeurs de VéLi sur le sujet et, selon eux, on peut dire que oui. Ces modèles automobiles miniatures, produits année après année par ces constructeurs, constituent un véhicule unique. On peut dire que certaines Renault ou des Citroen (AMI) s'inspirent de ces modèles pour imaginer des voitures urbaines plus sobres en énergie et en matériaux.
Leur arrivée va-t-elle bouleverser l'automobile en Europe ?
Plusieurs constructeurs présentent des concepts électriques : Suzuki avec la Vision e-Sky (270 km d'autonomie, commercialisation prévue dans le courant de l'année 2026), Honda avec la Super One, et même BYD avec la Racco K-EV. La Nissan Sakura est déjà commercialisée au Japon à environ 14 000 euros.
L'Union européenne envisage de créer une catégorie "e-car" pour relancer des modèles petites voitures électriques abordables (moins de 15 000 euros et 3,80 m). Cette initiative suscite un débat : les fabricants européens de quadricycles L7e (Ligier, Microlino, Renault Mobilize Duo) estiment déjà occuper ce créneau, tandis que les grands constructeurs voient une opportunité de contourner certaines normes pour proposer de vraies petites voitures électriques accessibles.
Les obstacles à leur déferlement sur l'Europe restent importants
Notamment le fait d'adapter les kei cars aux normes de sécurité européennes ferait grimper les coûts, réduisant leur principal avantage. Toutefois, avec la disparition des citadines du segment A (Renault Twingo, 108, Up) devenues trop coûteuses à produire, et l'urgence de démocratiser l'électrique, les kei cars électriques pourraient trouver leur place en Europe comme solution de mobilité urbaine économique et écologique.
Les VéLi c'est quoi ?
Le véli, ou véhicule léger intermédiaire, se situe entre le vélo électrique et la voiture. Électrique, carrossé et économe, il offre une alternative pratique pour les trajets quotidiens en zones rurales et périurbaines.
Le Paulownia, c'est quoi ?
Le paulownia, est un arbre souvent présenté comme un atout pour la résilience territoriale, des capacités exceptionnelles d'absorption du CO2 importantes, une croissance remarquable (jusqu'à 7 mètres en quelques années)...
Mais attention, la réalité n'est pas toujours à la hauteur de ces promesses !