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La marmite norvegienne est un outil simple de cuisine qui permet de cuire des aliments en économisant beaucoup d’energie. Le principe est de porter un plat à ebullition dans une casserole ou une cocotte, avec un couvercle, puis de placer la marmite dans un panier isolé. Grâce à la laine utilisée lors de la fabrication, la chaleur est conservée et la temperature reste stable, ce qui permet une cuisson lente et efficace sans apport d’énergie supplémentaire.
-La low-tech est-elle soluble dans le marketing ?
-Le "Jihad butlérien" d'après Franck Herbert, créateur de Dune.
-Ivan Illich, le prophète de Cuernavaca (ses années 70)
-Calcutta, cité Jugaad : une journée avec un génie de l'ingénierie low-tech
-Méthanisation domestique, tutoriel et retour d'expérimentation
-Le techno-colonialisme occidental vue de Chine : la philosophie de Yuk Hui.
-Autopsie d'un smartphone
-Depuis les Andes : le jardin walipini, la cuisinière patasiri
-Test de la supercyclette (dérivé du Vhélio)
Ce numéro s'ouvre sur un éditorial intitulé : « l'époque se caricature elle-même », peut-on lire, tant l'actualité semble osciller entre absurdité technologique et effondrement annoncé. Dans ce brouhaha, la revue choisit de prendre un pas de côté, non pas pour fuir le réel, mais pour en scruter les failles et les marges d'invention.
Le premier grand dossier est consacré à l'alimentation, un terrain où les paradoxes contemporains s'affichent avec force. Comment nourrir une population croissante, sous contrainte énergétique et écologique, sans sacrifier la diversité des goûts et la convivialité du repas ? On y croise des initiatives de production maraîchère économe en intrants, des expériences de jardins collectifs urbains, mais aussi des témoignages de cuisiniers qui réinventent leur pratique en fonction des saisons et de ressources locales. Au-delà de l'assiette, c'est toute une réflexion sur la souveraineté alimentaire qui est menée, entre luttes paysannes, circuits courts et transmission des savoir-faire culinaires.
Focus sur le tutoriel de pédalier culinaire
Le tutoriel de pédalier culinaire constitue l'un des temps forts de ce produit éditorial. Cette innovation technique permet de transformer l'énergie musculaire en force motrice pour diverses préparations culinaires. Le guide détaillé du pédalier explique comment construire son propre pédalier avec des matériaux de récupération, tout en conservant l'efficacité nécessaire aux tâches de cuisine. Pour voir les bénéfices concrets de cette approche, il suffit d'ajouter cette technique à son arsenal culinaire quotidien.
Reportage en Roumanie : immersion dans l'autonomie
Un second dossier prend la voie du récit : cap sur la Roumanie où l'auteur s'immerge dans une ferme autogérée. Au fil des pages, le lecteur découvre une communauté qui expérimente une forme d'autonomie pragmatique, entre agroforesterie, gestion collective de l'eau et réemploi systématique des matériaux. Loin d'un idéal figé, ce reportage montre un quotidien fait d'efforts, de compromis et de convivialité, où la créativité répond à la rareté des moyens. Le texte, ponctué de portraits, fait entendre des voix jeunes et déterminées, convaincues que l'effondrement n'est pas une fatalité mais une opportunité de réinventer l'habiter.
Expérimentations et solutions concrètes
La rubrique « Expérimentations » propose des solutions concrètes qu'il est possible d'ajouter à ses pratiques. Une équipe raconte la conception d'un poêle de masse simplifié, pensé pour être reproductible à petite échelle. On trouve aussi un retour d'expérience sur la construction d'une éolienne artisanale en bois, décrivant les réussites et les erreurs rencontrées. Chaque projet est documenté avec précision, comme une invitation à s'essayer soi-même, et démontre que la technique peut redevenir accessible lorsqu'elle se libère du prêt-à-consommer. Les lecteurs peuvent ainsi ajouter ces compétences techniques à leur répertoire pratique.
Culture, récits et mémoire technique
Dans « Culture et récits », un détour par l'histoire éclaire le présent : l'article consacré aux moulins à vent d'antan souligne combien ces machines, loin d'être de simples reliques, incarnaient une gestion fine du territoire et des ressources. Cette mémoire technique devient source d'inspiration pour envisager des solutions d'avenir. L'espace littéraire du numéro propose également des extraits de carnets et de récits poétiques, où l'imaginaire accompagne la réflexion pratique. Gare à la fatal error ;)
Initiatives collectives et transition énergétique
Le numéro fait aussi la part belle aux initiatives collectives. Un reportage revient sur un festival associatif qui a choisi de bannir les groupes électrogènes au profit d'installations solaires et de scènes alimentées par pédalage. On y lit les tensions logistiques, mais aussi l'énergie contagieuse que suscite l'expérience. Une autre enquête s'intéresse aux ateliers de réparation ouverts en milieu rural, où se joue un réapprentissage du faire ensemble et un redéploiement des liens sociaux.
Informations pratiques et ressources
Ce numéro du Low-Tech Journal est disponible à un prix accessible, avec une livraison soignée qui respecte nos valeurs écologiques. N'hésitez pas à l'ajouter à votre panier pour enrichir votre bibliothèque low-tech. Chaque page témoigne d'un working collaboratif entre contributeurs passionnés.
Conclusion : vivre la transition au quotidien
La transition ne se décrète pas, elle se vit au quotidien. Entre repas partagés, chantiers participatifs et récits d'expériences, ce numéro trace des lignes de force où se rencontrent le besoin de sobriété, la puissance des collectifs et l'envie de beauté.
Dans ce numéro printanier, l'actualité se mêle aux imaginaires du futur, avec une énergie critique et créative. L'édito frappe fort : alors que des milliards sont annoncés pour l'intelligence artificielle et les nouveaux outils numériques, on s'interroge sur les promesses recyclées depuis vingt-cinq ans et sur l'absurdité d'un monde qui ressemble de plus en plus à une dystopie cyberpunk de série B. Face à cette intelligence artificielle omniprésente, le magazine propose une mosaïque de récits, d'analyses et de pratiques qui explorent d'autres manières de vivre demain.
Le voyage inaugure la lecture. « Âme à la mer ! » raconte l'expédition de la Fleur de Lampaul, vieux gréement historique parti de Cherbourg vers Tromsø. Loin de l'avion et de sa vitesse, l'expérience de trois semaines sur les flots invite à renouer avec le temps long, l'entraide et la sobriété. Entre les aurores boréales, les escales dans les fjords et les histoires du bateau transformé en bibliothèque itinérante ou en navire pédagogique, le reportage compose une fresque où l'aventure maritime rejoint la réflexion sur le rythme de nos existences de demain.
Vient ensuite un dossier riche et stimulant : « Bossez dans la low-tech ! » où quarante-cinq métiers d'avenir sont présentés. Du designer frugal au soignant de prévention en maison de quartier, en passant par l'artisan du mycélium, le cuisinier solaire, le vélobusier ou l'installateur de méthaniseur domestique, la variété des profils esquisse un panorama des reconversions possibles. Ce guide de l'emploi dans les secteurs émergents n'est pas un catalogue de rêves irréalisables : chaque fiche évoque des initiatives existantes, des collectifs et des structures qui incarnent déjà ces professions. Ces métiers d'avenir révèlent un changement de culture économique, centré sur la réparation, l'ancrage territorial et la créativité sobre. Le secteur de la santé préventive, celui de l'agriculture régénératrice ou encore les nouveaux métiers du numérique sobre illustrent cette transition vers un travail plus respectueux des besoins humains et environnementaux.
Au cœur du numéro, un second dossier prend le pouls des « Festôches ». Comment concilier fête et écologie ? Les festivals sont souvent des gouffres énergétiques et des montagnes de déchets, mais certains expérimentent des solutions plus radicales : transports doux privilégiés, douches solaires, sono alimentée par panneaux photovoltaïques ou par pédalage collectif, compostage systématique. On découvre des exemples comme Terres du Son à Tours ou Les Pluies de Juillet en Normandie, qui misent sur le train, le vélo ou le covoiturage. Ces initiatives en France montrent que les métiers de l'événementiel peuvent aussi évoluer vers plus de sobriété. La cartographie finale, listant une trentaine de festivals « indés et doux », donne envie d'un été où musique et sobriété festive s'allient sans renoncer à la joie de demain.
La réflexion se poursuit avec un article de fond sur la définition même de la démarche low-tech. Est-elle une collection d'objets bricolés, un cahier des charges, une philosophie de vie ? Différentes visions sont passées en revue : celle de l'ADEME, celle des chercheurs en recherche appliquée, ou encore celle des praticiens. La discussion s'oriente vers la nécessité de penser une « lower-tech » comme transition : non pas abolir toute technologie, mais inventer des alternatives frugales adaptées aux besoins réels, loin des gadgets. Cette approche ouvre de nouveaux horizons pour l'emploi et redéfinit les compétences nécessaires dans de nombreux secteurs.
Plus concret encore, le reportage consacré à Marc Passot présente une « serre vivante » et un poulailler autogéré, fruits d'expérimentations menées dans le Perche. Son credo : jardiner en faisant le moins possible, en laissant la nature travailler. Une ode à l'ingéniosité paysanne et au droit à la paresse au jardin, accompagnée de tutoriels pratiques. Ces techniques d'agriculture douce illustrent parfaitement comment repenser le métier d'agriculteur et les compétences requises pour nourrir demain.
Les rubriques complètent ce tableau foisonnant : actualités du réemploi, innovations comme une lampe à eau ou un bicitractor open source, initiatives solidaires telles que les « travaux suspendus », ou encore un essai qui interroge la possibilité d'une low-tech en milieu urbain. Ces métiers émergents nécessitent une formation adaptée et de nouvelles compétences, créant ainsi un véritable secteur d'avenir. Les opportunités d'emploi se multiplient dans ces domaines, offrant des perspectives de carrière enrichissantes pour ceux qui souhaitent construire le futur. En France, de nombreuses entreprises commencent à intégrer ces approches, que ce soit dans le secteur de la santé, les métiers du travail social ou la recherche en technologies appropriées. Cette dynamique transforme progressivement les codes traditionnels de l'emploi et ouvre des voies de carrière inédites. Entre récit de voyage, portraits de métiers, festivals alternatifs et expérimentations potagères, ce numéro compose un kaléidoscope d'initiatives et d'idées qui montrent qu'une autre voie est non seulement nécessaire pour notre avenir, mais déjà en marche en France et ailleurs.
Extrait du magazine : Guide des métiers low-tech
Explorez notre guide des 45 métiers de la low-tech où vous pourrez suivre une formation pour reconvertir ou créer votre activité d'avenir. Découvrez le descriptif et les exemples concrets d'activités low-tech développées par des associations ou des structures spécialisées dans l'emploi de demain.
-Designer low-tech et frugalisation de produit & de process de production
Vous traquez la complexification technologique et proposez des solutions simples, durables et centrées sur l'humain. L'objectif de ce métier : concevoir des produits et process accessibles, pour engager les utilisateurs et les producteurs dans une démarche de frugalité. Ce nouveau profil d'emploi répond aux enjeux d'avenir en matière de conception responsable. Rapprochez-vous de l'Atelier Monstre, de La Belle Tech ou d'Eclowtech !
-Sober Web Designer
Un·e webdesigner sobre crée des sites web à faible impact, sans fioritures, vidéos ou images lourdes, afin de réduire l'empreinte écologique du web. Ce métier d'avenir forme aussi un DSI frugal en charge d'établir de bonnes pratiques au sein de l'entreprise. Ces nouvelles métiers du web sobre représentent un emploi prometteur dans les secteurs du numérique responsable. Inspirez-vous de detoxtonsite.com ou de Pikselkraft. Ici on parle d'informatique durable loin des intelligence artificielle.
-Lowgisticien·ne de l'humanitaire
Mission : déployer des low-tech pour faciliter la construction d'abris, de matériels de première nécessité (santé, alimentation) et d'espaces de stockage, dans les zones de conflits ou catastrophes naturelles. Ces métiers humanitaires du futur nécessitent des compétences techniques et une sensibilité aux enjeux sociaux. Inspirez-vous sur asso-eko.org
Métiers d'avenir
Bref, découvrir les métiers d'avenir qui façonnent demain, c’est explorer des horizons où l’innovation rime avec création d'entreprise et d'emplois artisanaux non-délocalisables. Les entreprises engagées dans la transition écologique et sociale redéfinissent les emplois en proposant des parcours professionnels ancrés dans le concret et l’utilité collective. Que l’on soit ingénieur spécialisé dans les énergies renouvelables ou artisan passionné par l’économie circulaire, les opportunités ne manquent pas dans ce secteur en pleine effervescence. Les métiers d’avenir ne se limitent plus aux seuls bureaux ou aux usines traditionnelles : ils s’inventent aussi dans les ateliers de réparation, les fermes urbaines ou les coopératives locales, où chacun des emplois créés contribue à bâtir une société plus résiliente. Les entreprises pionnières de cette mouvance démontrent chaque jour que concilier performance et impact positif est possible, offrant ainsi de nouvelles perspectives pour celles et ceux en quête de sens. Ce dynamisme se reflète également dans la diversité des profils recherchés, prouvant que l’emploi de demain se conjugue avec créativité et ancrage territorial. En choisissant de s’orienter vers ces métiers, les professionnels participent activement à la transformation d’un secteur en constante évolution, où chaque initiative compte. Les parcours présentés ici ne sont pas de simples promesses, mais bien des réalités qui inspirent déjà de nombreuses vocations et ouvrent la voie à un avenir professionnel plus durable et inclusif, où chaque emploi devient un levier de changement. Une source d'inspiration intarissable.
Une isolation efficace commence souvent par des matériaux simples comme le bois, le carton ou la laine. En limitant les fuites d’air, on obtient une nette reduction des besoins de chauffage. Bien pensée, cette isolation utilise chaque isolant à bon escient, tout en protégeant l’habitat du feu et en améliorant durablement le confort.
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