Comment la logistique peut évoluer dans un contexte de contraction énergétique ?
Publié par Chloë Supiot et Aymeric Dupuy, Réempack dans Billets Le
25/04/2026 à 18:12
La logistique dépend fortement des énergies fossiles et génère d’importantes émissions de CO2. Performante mais peu résiliente, elle doit évoluer via des alternatives comme le ferroviaire, le fluvial ou la cyclo-logistique. Le réemploi des emballages et la réduction du jetable constituent aussi des leviers essentiels de durabilité. C'est justement la démarche que défend Reempack.
(Photo @Aymeric Dupuy)
La logistique est partout autour de nous, tous ce que nous consommons est passé par une chaine logistique plus ou moins longue, du légume local au vêtement venant d’Asie. Permettant d’organiser, transporter et gérer des flux de marchandises, la logistique est devenu indispensable dans notre société. Le transport routier, qui représente 90% du transport terrestre repose sur les énergies fossiles. C’est donc un mode de transport très impactant sur l’environnement et dépendant du pétrole.
La logistique actuelle est certes très performante, elle permet des livraisons en temps record ou encore des productions en flux tendu mais elle n’est cependant pas résiliente et durable. Elle est dépendante des énergies fossiles, ce qui entraîne d’importantes émissions carbone et une sensibilité aux crises (géopolitiques, pétrolières) comme nous pouvons le vivre en ce moment. Les flux de marchandises représentent 40% des émissions de CO2 dues aux transport.
Un élément central de ces flux logistiques est la palette de marchandises, généralement emballée avec du film plastique à usage unique. Ces emballages, servant à protéger et maintenir les marchandises sont eux aussi majoritairement issus de l’industrie pétrochimique.
Des transports moins impactants
Des solutions de transport moins impactants sont existantes et permettent, déjà, de réduire l’impact carbone du transport de marchandise. Parmi les solutions historiques, le ferroviaire ou le fluvial sont des moyens efficaces mais délaissés au profit du transport routier. De nouveaux moyens de livraison apparaissent également, prenons l’exemple des les centres-villes. Vous y avez peut-être déjà croisé des vélos cargos, cette solution de plus en plus présente s’appelle la cyclo-logistique.
Ce modèle de livraison destiné au dernier kilomètre est très adapté aux villes. Des prestataires sont présents dans la majorité des métropoles françaises, mais ne s’y limitent pas. Certaines villes moyennes voire petites ont également un service existant, pouvant livrer des dizaines de palettes quotidiennement.
En France plus de 200 entreprises de cyclologistique existent, dans au moins 74 villes. Au delà des émissions et de l’impact carbone réduit, c’est un moyen de transport plus rapide (moins soumis à la congestion des centres-villes), mais aussi plus silencieux et résilient.
Ces services concernent la livraison de colis et de palettes mais pas que ! On l’utilise également pour des activités comme la collecte de cartons ou de biodéchets, la livraison de repas ou même l’organisation de déménagements.
Réduire l’impact du conditionnement
Côté conditionnement, des solutions permettant d’éviter les emballages jetables se font connaître, comme les emballages réemployables. Vous connaissez les 3R ? Réduire, réutiliser, recycler, c’est la façon dont nous devrions prioriser la gestion de nos déchets. Bien que des filières de recyclage soient bien développées, elles restent imparfaites. De nombreuses solutions de réemploi d’emballage se développent et de bonnes pratiques réapparaissent, comme la consigne de verre ou encore les contenants réemployables.