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On a lu pour vous : Recherche & Low-tech, publié par l'ADEME en 2024

27/04/2026 à 09:38

On a lu pour vous cette étude (disponible ici), réalisée par Sentier Ergonomie pour l'ADEME PACA, dresse un premier état des lieux de la recherche sur la low-tech en France.

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C'est quoi Sentier Ergonomie ?

Un collectif basé à Grenoble et Nancy, fondé par deux docteurs en ergonomie et facteurs humains. Spécialisé dans les aspects humains de la conception low-tech, il accompagne entreprises et organisations via du conseil, de la formation et de la recherche, en appliquant une approche de discernement technique centrée sur l'humain et le respect des limites environnementales.

Le contenu du rapport

La low-tech, y est définie comme "une démarche de conception visant à maximiser l'utilité sociale tout en respectant les limites planétaires".

-Pour eux, le terme est fédérateur, malgré l'existence de 34 termes alternatifs, dont « innovation frugale ».

Un panorama de la recherche

Les acteurs sont majoritairement issus du monde universitaire (maîtres de conférences, professeurs, doctorants) et concentrés en PACA, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie. À l'échelle nationale, les disciplines MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et technologie) dominent, alors qu'en PACA les SHS (sciences humaines et sociales) prédominent. Les sujets de recherche les plus fréquents portent sur la redirection de pratiques industrielles, l'énergie, l'agro-alimentaire et la méthodologie. Le financement reste un point faible : à l'échelle nationale, les projets non financés sont légèrement plus nombreux que les projets financés.

Les freins au développement de la recherche en low-tech : dix obstacles mis en évidence.

Le manque de financements dédiés arrive en tête, suivi par les difficultés de réseau (pluridisciplinarité, connexion avec les acteurs non-académiques), l'imprécision ou les connotations négatives du terme « low-tech », le manque de moyens humains et matériels, et des politiques de recherche peu adaptées (logique « publish or perish », soutien institutionnel insuffisant).

Six axes de recommandations sont proposés pour lever ces freins :

  1. Attirer des acteurs non-académiques (industriels, associations) via des structures pivots et des annuaires dédiés ;
  2. Accompagner les premiers pas des chercheurs (guides, retours d'expérience, revues systématiques) ;
  3. Adapter l'offre de financement (fonds dédiés SHS/MINT, soutien aux ressources humaines, acteurs alternatifs) ;
  4. Soutenir une communauté de recherche (GDR, revue scientifique, congrès pluridisciplinaire) ;
  5. Reconnaître la pertinence de la low-tech dans les critères d'évaluation de la recherche ;
  6. Assurer le transfert et la valorisation des résultats via des modes alternatifs aux brevets (licences libres, open source).
  7. L'étude conclut qu'une communauté de chercheurs engagés existe, mais qu'elle reste fragile et nécessite des politiques de soutien proactives pour se structurer durablement.

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