Publié par La Rédaction dans Billets le 10/06/2026 à 21:51
Vous sortez d'un atelier "fresque du climat"... et votre cerveau est retourné. C'est normal. À partir d'une étude menée par l’Université de Cambridge, nous avons imaginé la réponse aux 6 questions/craintes/malaises que l'on ressent après avoir suivi une fresque du climat.
Certes, il n'est pas possible de refroidir le climat, mais, selon le GIEC, il est possible de stopper l'emballement et de sauver le climat tempéré européen. Plus tôt nous agissons, mieux ce sera !
Parce que si la Chine émet davantage, c'est parce qu'on y a transféré la production de notre consommation. Consommer moins en France, ou consommer exclusivement "Made in France" est le seul vecteur qui aurait un effet. Et, pour réussir, il faut donner l'exemple : ça commence par moi !
Malheureusement, les écogestes ne suffisent pas. Certes, chaque citoyen doit "faire sa part" (comme le Colibri), mais les États et les entreprises causent la majeure partie des impacts. Il faut donc une action collective et politique.
Le problème, ce ne sont pas "les gens", mais les intérêts de quelques-uns qui bloquent toute bifurcation. Inutile d'en passer par une dictature qui soumet le peuple : il suffit d'un État fort avec les forts, qui les contraint au changement, mais dans un cadre démocratique.
C'est plutôt l'inverse ! On parle ici d'effet rebond (ou paradoxe de Jevons) : une amélioration technique induit souvent une hausse de son usage global (si ma voiture consomme moins, c'est moins cher de prendre ma voiture, et je vais davantage prendre ma voiture, les effets de la performance sont annulés). De plus, actuellement, aucune étude ne prouve qu'une "énergie propre" puisse être imaginée. La fusion nucléaire est encore au stade expérimental. L'ordinateur quantique exige des trésors d’ingénierie et n'est pas encore fiable. La géo-ingénierie est une série de promesses. Gare à la technomagie ! Mieux vaut miser sur la low-tech. Moins de complexité technologique, plus de sobriété en énergie et en matières premières. À court terme, c'est beaucoup plus efficace.
Il est vrai qu'une mesure écologique doit être socialement acceptable. Pour cela, il faut de la pédagogie, de la concertation, de la justice, de la démocratie. Il est vrai, par exemple, que ce sont les plus riches qui polluent le plus (parce qu'ils prennent souvent l'avion et consomment beaucoup de produits importés). Pour concilier "fin du monde et fin du mois", on peut faire appel à des quotas aériens, des malus fiscaux, une redirection de la croissance...
Conclusion
Il ne faut pas que les questions qui vous taraudent à la sortie d'une Fresque du Climat vous conduisent à l'inaction ou à la passivité. Oui, le déni vous guette. Et le train-train consumériste est beaucoup plus confortable. Mais ne baissez pas les bras ! C’est en passant à l’action individuelle ET collective (en même temps) que vous remettrez du sens dans votre mode de vie et que vous reprendrez (petit à petit) le contrôle sur votre vie ! Bon courage !
Boutique créée par WiziShop