Le Low-Tech Journal abandonne Instagram !

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Au Low-Tech Journal, on a fait le choix d'une présence minimale sur les réseaux sociaux. Jusqu'ici, notre réseau de prédilection était Instagram. Aujourd'hui, nous le quittons pour privilégier Telegram. Voici pourquoi. 

Où sont les "écolos curieux" ? Quel est leur réseaux social favori ? Réponse : Instagram. Enfin... c'est ce que l'on croyait ! 

Quelques mois d'expérience sur Insta nous ont révélé 3 choses :

  1. Instagram a remplacé Facebook dans l'esprit des moins de 40 ans. "Tout le monde est sur Insta", les écolos aussi. 

  2. Instagram est - vraiment - l'empire du fake (mais ça, on le savait déjà). Beaucoup d'influenceurs écolo ne le sont pas vraiment et surfent plutôt sur des thématiques en vogue (véganisme, zéro déchet...). Iels se content de promouvoir de petits efforts individuels et une transition douce, quand le temps est plutôt à la bifurcation collective radicale.

  3. Instagram copie TikTok son algorithme privilégie les vidéos. Le reste est relégué au second plan. Or, le poids d'une vidéo se compte en Mo quand celui d'une photo (notamment les notres) se compte en Ko. Cette débauche, ce gaspillage d'énergie est totalement contraire aux engagements du Low-Tech Journal.

Instagram est une market place médiocre

Peut-on vendre des magazines via Insta ? Réponse : non. Commercialiser des "œuvres de l'esprit" via Instagram n'a aucun sens. Une paire de basket, un parfum, des meubles... pourquoi pas. Ce sont des objets. Mais un livre ou une formation, non.

Instagram est le lieu où se construire une image de marque, mais pas le lieu où se construire une crédibilité. L'un et l'autre sont, certes, imbriqués. Mais la tik-tokisation d'Instagram pousse à une clownerie permanente qui décrédibilise votre propos. La preuve : nos contenus les plus likés sur Insta étaient... les dessins humoristique. Alors, oui, il y en a un par numéro. Mais ce n'est qu'une page.

Analyse complémentaire : pour les réseaux sociaux (et une partie des consommateurs), la culture est traitée par les médias sociaux comme un produit de luxe. C'est un "achat plaisir", rare et cher. C'est pourquoi nous avons donné la priorité aux espaces de "partage du savoir" (bibliothèques, cafés associatifs, tiers-lieux, espace de détente) où la lecture n'a plus à prendre décision d'achat, mais juste se laisser guider par sa curiosité.

Nous refusons d'être les esclaves d'un algorithme

Nous aurions pu passer en mode "Reels", recruter un(e) réalisatrice-monteur(e). Nous avons fait le choix de dire STOP. Bosser des heures pour un robot, c'est pas trop notre truc.

Surtout quand le réseau en question est un cul-de-sac. C'est-à-dire un système en vase clos, designé pour fermer votre tunnel de conversion, pour enferme l'utilisateur dans le funnel de Meta. 

L'objectif de Meta ? Forcer les marques dépendantes d'Insta à subventionner leurs posts, dans un contexte de hausse continue et exponentielle du coût par clic. Selon le site spécialisé The Verge, Mark Zuckerberg a fixé comme objectif de faire grimper sur Facebook la part des contenus sponsorisés de 15 % actuellement à 30 % d’ici à la fin de 2023. Et, pour le coup, nous préférons mettre notre argent dans des partenariats concrets... plutôt que dans la poche de Meta.

On a pris conscience que notre audience ne vous appartenait pas.

Sur les réseaux sociaux, nul n'est propriétaire de sa communauté. Elle appartient au réseau. De plus, statistiquement, certains experts avancent que seulement 15 % de nos followers sont réellement actifs. Pour dépasser ce plafond de verre... il faut payer ! Or, comme dans un film d'horreur, ce plafond s'abaissent lentement, petit à petit, pour nous obliger à toujours plus dépenser.

Deuxième souci : contrairement aux adresses mail, une audience n'est pas "transportable". Je ne peux faire basculer en quelques clics mon audience depuis Insta vers Telegram, par exemple. Ce qui transforme le réseau en prison... Et explique pourquoi beaucoup de groupes écolos ou radicaux de gauche sont encore sur Facebook (qu'il détestent pourtant).

Pourquoi déménager sur Telegram et Linkedin ? 

Alors que les artisans quittent Insta pour Etsy, que les formateurs rejoignent Patreon, que les médias créent des newsletters, nous avons choisi Linkedin et Telegram. 

  • La plupart des acteurs de la Low-Tech sont présents et actifs sur ces plateformes. 

  • Nous recevons beaucoup de messages et de propositions via ce média (ce qui n'est pas le cas d'Instagram).

  • C'est un réseau qui donne la priorité au contenu, ce qui correspond bien avec un média.

  • Telegram fonctionne comme un "groupe" : moins nombreux, vos abonnés sont souvent des proches ou des afficionados. Il ne faut pas les décevoir ni passer pour une buse. Cela oblige à élever son niveau de qualité de contenu et à ne poster que lorsque c'est utile.

Bref, machine arrière toute ! On s'est planté de stratégie, ça arrive, et il est encore temps de virer de bord. 

Donc, n'hésitez pas à suivre le Low-Tech Journal sur ces deux réseaux : LinkedIn et Telegram !

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