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On a lu pour vous la note AMERMA sur la démarche low-tech et l'industrie

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Cette étude, commandée par l’ADEME à AMERMA, dresse un panorama de l’écosystème industriel low-tech en région PACA. Objectif : identifier les acteurs, les dynamiques et les freins au déploiement d’un modèle industriel fondé sur la démarche low-tech.

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On a apprécié la définition transversale de la low-tech choisie par les auteurs (volonté de concevoir des systèmes utiles, robustes et accessibles, tout en minimisant leur impact environnemental) qui peut s'appliquer à la construction, l'énergie, la mobilité, l'agriculture...

L'étude pose trois piliers : sobriété matérielle, résilience des territoires et soutenabilité sociale.

1-Une communauté low-tech PACA éparpillée façon puzzle

Dans le Sud Est, les initiatives low-tech son diverses mais dispersées. Elles se regroupent autour de :

  • la revalorisation des déchets (réemploi, recyclerie, ressourcerie) 

  • la mobilité douce (ateliers vélo, micro-logistique, formation à la mécanique) ;

  • la micro-production d'énergie (solaire, biomasse, micro-éolien) ;

  • la pédagogie et coopération (fablabs, tiers lieux, manufactures collaboratives comme Make ICI).

Ces services sont très ancrés dans le territoire, profitent de compétences locales et d'un maillage de tiers-lieux.

2-Absence de mutualisation des ressources et faible visibilité

Il manque visiblement à la low-tech PACA un "espace commun" chargé de faire vivre le réseau (la note parle d'écosystème intersectoriel), de le rendre visible auprès des collectivités locales, des Universités, etc. Cette tête de pont pourrait être AMERMA (situé à Marseille).

Cette étape semble majeure afin de faciliter l’accès au financement des entreprises engagées dans la démarche low-tech. Et cet accès à des financements pérennes permettrait de réduire la précarité des acteurs et leur dépendance au bénévolat.

Le rapport notre aussi les difficultés réglementaires (normes industrielles, certifications, statuts juridiques) auxquelles font face les microstructures low-tech.

Intéressant : Le Hangar Zéro (Le Havre) et Tissel (Roubaix) sont cités en exemples nationaux de modèles reproductibles... étaient justement les 2 tiers-lieux dont nous parlions dans notre n°21 ! Hasard ou inspiration ? Mystèèèère.

Des opportunité de réindustrialisation douce

  1. La relocalisation des chaînes de valeur, notamment dans le textile, l’alimentation et la construction.

  2. La création de micro-filières industrielles capables de produire des biens durables et réparables.

  3. La mutualisation des ateliers et machines, permettant la réduction des coûts fixes et l’augmentation de la résilience économique.

  4. La formation professionnelle à destination des artisans, ingénieurs et designers, afin de diffuser la culture low-tech et les savoir-faire manuels.
     

La transition vers un modèle néo-artisanal low-tech pourrait créer des emplois non délocalisables et renforcer la souveraineté régionale en matière d’approvisionnement énergétique et matériel.

Leviers d’action et recommandations

L’étude formule plusieurs recommandations 

  • Créer un fonds d’investissement régional dédié, combinant subventions publiques et financements citoyens, pour soutenir les projets expérimentaux.

  • Mettre en place une gouvernance partagée, associant institutions, entreprises et tiers-lieux, afin de piloter une stratégie régionale.

  • Développer des outils de mesure d’impact low-tech, basés sur des critères de durabilité, de réparabilité et de circularité.

  • Renforcer les synergies avec les filières existantes (zéro déchet, énergies renouvelables, ESS).

  • Intégrer la low-tech dans les formations techniques et d’ingénierie, notamment par des modules sur l’éco-conception et l’analyse de cycle de vie.

  • Soutenir les expérimentations territoriales, en facilitant les démarches administratives et en adaptant les normes industrielles.

L’étude conclut que la low-tech constitue un levier crédible de transformation industrielle pour la région PACA, mais qu’elle reste à institutionnaliser.

Mais cela passe par une reconnaissance politique et un soutien financier stable. Autant dire que tout reste à faire !

Pour lire l’intégralité de l’étude, c’est par ici.

 

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