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Le Low-Tech Journal est un média indépendant qui parle de low-tech, d’innovation frugale et de sobriété technique. Cette foire aux questions a pour but d’éclairer les grands principes du mouvement low-tech et de répondre à vos questions les plus courantes.

Les bases de la low-tech

Qu’est-ce que la low-tech ?

C’est une technologie utile, accessible et durable, conçue pour répondre à un besoin essentiel en utilisant un minimum de ressources (source Low-Tech Lab ). La low-tech cherche la robustesse et la longévité plutôt que la performance maximale. La low-tech est un mode de vie : c'est la volonté de concilier qualité de vie et sobriété matérielle ( Jacques Tiberi ).

Quelle différence entre high-tech et low-tech ?

La high-tech vise l’innovation rapide, la miniaturisation et la performance, souvent au détriment des ressources. La low-tech privilégie la sobriété, la durabilité et l’autonomie locale. L’une accélère le monde, l’autre le ralentit pour le rendre vivable.

La low-tech, c’est du bricolage ?

Pas forcément et "pas que". C’est une démarche de conception réfléchie, où la priorité est donnée à l’utilité et à la résilience. Une "ingénierie en conscience". Le bricolage devient un outil d’expérimentation, pas une fin en soi.

Peut-on vivre 100 % en low-tech ?

Pas complètement aujourd’hui. Mais on peut réduire sa dépendance à la high-tech en choisissant des objets réparables, en consommant moins d’énergie et en réapprenant les gestes essentiels. C'est pourquoi la low-tech reste une "démarche", une volonté et que nous parlons souvent, au Low-Tech Journal, de " lower-tech ".

D’où vient le mouvement low-tech ?

Le terme a émergé dans les années 2000, popularisé par l’ingénieur Philippe Bihouix et le collectif Low-Tech Lab . Mais la philosophie est bien plus ancienne : nos grands-parents vivaient déjà low-tech sans le savoir.

Vie quotidienne et écologie

Quelques exemples d’objets low-tech ?

Un four solaire, une pompe à corde, un frigo du désert, des toilettes sèches, un vélo cargo, un poêle de masse, une éolienne Pigott en bois, une paillourte… Ce sont des systèmes robustes, fonctionnant sans électronique et réparables localement. Vous les trouvez en couverture de chacun de nos numéros !

Est-ce que la low-tech, c’est forcément artisanal ?

Pas nécessairement. Certaines entreprises produisent en série des objets low-tech, mais selon des principes de sobriété et de réparabilité. Ce qui compte, c’est la conception, pas l’échelle. Dans notre ebook " Entreprendre dans les Low-Tech " , nous décrivons les caractéristiques de cette réindustrialisation douce et néo-artisanale.

La low-tech est-elle compatible avec le "confort" ?

Oui, mais elle redéfinit le confort. Le système techno-industriel confond "confort" et "farniente". Nous appelons à moins d’automatisme, de numérisation et plus de compréhension et de maîtrise... On parle d'empouvoirement. C’est un confort choisi, pas un absence totale d'effort. 

Est-ce que la low-tech peut sauver le climat ?

La low-tech ne sauvera pas le monde. Mais, compte tenu des pénuries à venir et de l'emballement de la mégamachine techno-industrielle (et de sa dérive fasciste), le futur sera low-tech ou ne sera pas . La low-tech elle propose une voie réaliste de bifurcation vers un mode de vie qui respecte (enfin) les limites planétaires.

Où apprendre à fabriquer des objets low-tech ?

De nombreuses structures proposent des ateliers : Low-Tech Lab , l’Atelier Paysan , des fablabs et tiers-lieux locaux. Le Low-Tech Journal relaie régulièrement leurs initiatives dans ses pages et on vous tient au courant de chantiers, ateliers et festivals low-tech dans notre newsletter .

Questions de fond

Pourquoi la low-tech n’est pas une mode ?

Parce qu’elle répond à une contrainte physique et écologique, pas à une tendance. Moins de ressources, moins d’énergie : la low-tech s’imposera par nécessité, pas par effet de mode. Pour autant, cela n'interdit pas de vouloir rendre la low-tech "fun" afin de la faire accepter par le plus grand nombre ( lire notre article sur le sujet ) .

Peut-on faire du numérique low-tech ?

Oui, en limitant la consommation énergétique, en utilisant des serveurs sobres, en allongeant la durée de vie des équipements et en concevant des sites légers. Le Low-Tech Journal applique ces principes à son propre site. Nous avons aussi publié plusieurs dossiers sur le sujet dans notre n°8 et le n°22 .

Pourquoi le Low-Tech Journal parle aussi de high-tech ?

Parce qu’il faut comprendre la high-tech pour mieux la critiquer. Notre rôle n’est pas d’être contre la technologie, mais de poser la question du sens : à quoi sert-elle, pour qui, et à quel prix ? Mais aussi parce que, parfois, une high-tech peut-être mise au service de la sobriété. On pense notamment aux imprimantes 3D.

Les limites du low-tech : ce qu’on ne dit jamais

La low-tech ne remplace pas tout. Certaines infrastructures (santé, énergie, communication) nécessitent des outils complexes. L’enjeu est de combiner intelligence technologique et sobriété systémique.

À propos du Low-Tech Journal

C’est quoi le Low-Tech Journal ?

C’est un magazine indépendant bimestriel qui explore les alternatives frugales, et la low-tech : ses acteurs et ses idées à travers des reportages, des tutoriels et des chroniques illustrées. Une publication papier de 40 pages tous les 2 mois, légère sur le fond et la forme. Conçue et imprimée en Normandie.

Quelle est la différence entre le Low-Tech Journal et le Low-Tech Lab ?

Le Low-Tech Lab conçoit et expérimente des technologies low-tech. Le Low-Tech Journal les raconte, les contextualise et les critique. L’un fabrique, l’autre enquête.

Qui écrit dans le magazine ?

Une équipe de journalistes (2 journalistes à demeure et 1 à 2 auteurs invités par numéro), d’illustrateurs, de photographes et de contributeurs issus du monde associatif, de la recherche ou de l’artisanat. Tous partagent la même passion : rendre la sobriété désirable.

Combien de fois le magazine paraît-il ?

Tous les deux mois, soit 6 numéros par an.

Comment s’abonner ?

Rendez-vous sur le kiosque en ligne pour découvrir nos formules d’abonnement et rejoindre notre communauté de lecteurs engagés. Nos compilations (un magbook de 200 pages réunissant 6 numéros) sont disponibles dans toutes les bonnes librairies).


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