VOUS CHANGEZ D'ADRESSE ? DITES-LE NOUS !

La voiture low-tech a existé, et elle était Française !

france-craft-pixel-car

Imaginez une voiture qui se réduit à l’essentiel, livrée en kit, personnalisable au gré de vos besoins, et fabriquée en France. Non, ce n’est pas un Vhélio, mais bien une Craft Pixel – une petite révolution automobile silencieuse qui a, déjà, 10 ans.

Découvrez le Low-Tech Journal

La voiture low-tech selon France Craft

France Craft, c'est une jeune pousse de Grigny (Essonne), fondée par Marc Chevreaux a imaginé la Pixel Y : deux places, pas de coffre, 50 km d’autonomie et 100 km/h en pointe.

La Pixel Y revendique :

  1. 55 Wh de batteries lithium-fer-phosphate-manganèse fournies par Saft,
  2. un prix catalogue de 15.000 € avec batterie.
  3. un véhicule évolutif et personnalisable, livré en kit, à assembler chez le garagiste du coin. Un ovni dans l’histoire industrielle automobile, qui veut redonner du sens au terme "réparable".

Lire aussi : Surpoids + obsolecence : la voiture électrique est le pire ennemi de l'écologie 

Pixel XYT : le kit qui a bousculé le CES 2016

Las Vegas, 2016. Parmi les géants high-tech et les startups bardées de gadgets connectés, la Pixel XYT.

C’est rare qu’un constructeur français propose un tel retour à l’essentiel – une voiture qui ne vous enferme pas dans ses déterminismes électroniques, mais vous donne les clés (vraiment) pour la faire vôtre. Un coup de pied dans la fourmilière. Une élégante insurrection.

Alors oui, la voiture low-tech a existé. Elle s’appelait Pixel, et a désormais disparu du paysage. Le site de l'entreprises (voir ici) ne répond plus... Pourquoi ? C'est à cette question que nous avons tenté de répondre. 

Il est probable qu'il ait connu les mêmes difficultés que la machine à laver L'INCREVABLE avec son concept modulaire incluant de l’open source : sa carrosserie (pickup, monospace, etc.) et son intérieur sont entièrement reconfigurables, comme un LEGO géant. Composé de seulement 580 pièces en matériaux recyclables, il pouvait être transformé en quelques heures par un partenaire agréé, passant par exemple du pickup pour un chantier au monospace pour des vacances. France Craft ouvrait aussi la conception aux équipementiers via un kit de développement, multipliant les possibilités de personnalisation. Enfin, ce véhicule était clairement destiné à un marché de niche. On comprende que, dans ces conditions, l'industrie automobile et les investisseurs soient restés frileux : pas assez de "technologie" d'esbrouffe, pas assez de rentabilité en vue... car pas d'obsolescence programmée ni de surconsommation ! 

Lire aussi : Piaggio arrête la production du triporteur APE, pères des véhicules intermédiaires

Plutôt que "voiture low-tech", on préfère parler de véhicule léger intermédiaire ou VÉLI

C'est un engin électrique conçu pour combler l’écart entre le vélo et la voiture. À deux, trois ou quatre roues, souvent carrossé, il se distingue par un gabarit et une puissance réduits, le rendant idéal pour les trajets quotidiens (travail, courses, accompagnement d’enfants).

Son objectif principal est de remplacer une partie des voitures individuelles, en offrant une mobilité plus légère, sobre en énergie (jusqu’à 10 fois moins qu’une voiture thermique) et adaptée aux besoins de proximité.

Les vélis favorisent aussi la réparation et le recyclage des pièces, limitant ainsi l’impact environnemental.

Leur design, tantôt rétro, tantôt futuriste, et leur polyvalence en font une solution innovante pour une mobilité plus durable, notamment en milieu rural ou urbain.  

Découvrez le Low-Tech Journal

L’intérêt environnemental des véhicules intermédiaires dépend avant tout de leur usage. Leur bénéfice écologique est net s’ils remplacent une voiture, mais bien moindre s’ils se substituent aux transports en commun ou aux mobilités actives (vélo, marche). Leur pertinence se révèle surtout en zone peu dense, où ils pourraient remplacer le second véhicule d’un foyer, servant aux trajets quotidiens (courses, école) dans les zones rurales mal desservies par les transports publics.

En ville, ces véhicules pourraient séduire les artisans et les livreurs grâce à leur facilité de stationnement, leur capacité de charge et leur agilité dans le trafic, répondant ainsi aux besoins de la logistique du dernier kilomètre.

L’innovation et l’expérimentation ouvrent la voie à de nouveaux usages. Par exemple, le Woodybus de Tressin (Nord), un long vélo en bois utilisé pour le ramassage scolaire, ou encore « la bagnole », un véhicule intermédiaire français de 450 kg, atteignant 80 km/h, avec une autonomie de 100 km et un prix de 10 800 €.

Plusieurs signaux indiquent un essor possible de ces véhicules en France : la constitution d’une filière industrielle (illustrée par le salon du véhicule intermédiaire à Laval), le soutien de l’ADEME via des appels à projets et des financements, et la multiplication des expérimentations locales, comme l’installation de panneaux routiers spécifiques dans les Causses.

En somme, les véhicules intermédiaires, bien que encore marginaux, s’imposent comme une solution prometteuse pour une mobilité quotidienne plus durable, à condition de bien cibler leurs usages et de poursuivre l’innovation. Leur succès dépendra de leur capacité à s’intégrer dans un écosystème dynamique et à répondre aux enjeux de la transition écologique.

Poster un commentaire

Paiement sécurisé Commandez en toute sécurité par CB, chèque ou virement.
Livraison à vitesse humaine Expédition sous 10 jours, sans scanner ni drône.
Service client On répond à vos messages au plus vite !
Satisfait ou remboursé 14 jours pour changer d'avis.

Boutique créée par WiziShop

Je n'ai pas de compte,
je m'inscris

J'ai déjà un compte,