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Six outils de jardinage low-tech inspirés par la permaculture

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Permaculture et low-tech sont deux démarches sœurs, qui s’allient au jardin pour concevoir des outils qui sont à la fois respectueux des sols et des corps (humains), pour une agriculture décarbonée. Échanges avec Olivier Gruié, fondateur de Mon Jardin en Permaculture.

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Le K-Tchak, pour transformer les déchets verts en paillage

Le K-Tchak est un outil innovant et manuel que j’utilise au quotidien pour broyer facilement mes déchets verts, les découper en petits morceaux et en faire un excellent paillage”.

Grâce à sa roue d’inertie, l’engin – assez volumineux - est facile à manipuler, même par un enfant de cinq ans.

Pourquoi utiliser un paillage en petits morceaux ? “Car ça facilite son installation autour des plants, ça accélère la décomposition organique, et ça permet de mieux lutter contre les herbes indésirables.”

La grelinette, l’incontournable des permaculteurs

Inventée en 1964 par André Grelin, la grelinette permet d’aérer le sol sans le retourner, en faisant beaucoup moins d'efforts qu'avec une bêche. On préserve ainsi la structure et la vie biologique du sol et on réduit aussi les douleurs dorsales. La grelinette “originale” est toujours vendue par les Établissements Grelin de Chambéry – qui est aussi une grainothèque.

Olivier recommande le modèle dit Campagnole pour les maraîchers de micro-fermes. “Il est particulièrement apprécié pour sa robustesse et son efficacité sur de grandes surfaces gérées manuellement”.

Tailler son gazon à la faux

Je n’utilise pas de tondeuse à gazon thermique, je fais tout à la faux et à la tondeuse manuelle, sur 2000 m2”. Olivier a appris à faucher à la ferme du Bec Hellouin – le temple de la permaculture Française. “Je fauche à une hauteur de 10 cm. Mais ça me prend une semaine pour faire 1000 m2. Les quatre gros avantages de la faux :

  1. ça se fait à n’importe quelle heure – car c’est silencieux.
  2. ça se fait même sous la pluie (contrairement à la tondeuse électrique ou thermique),
  3. c’est presque aussi zen qu’une heure de méditation ou de tai-chi,
  4. c’est un sport doux qui maintient en forme !"

Mais attention : il faut un bon outil. Préférez investir dans un outil à manche léger en frêne, accompagné d’une lame italienne. 

Pour capter la chaleur du soleil et la restituer aux jeunes pousses

Il existe plusieurs techniques, que l’on ait semé sous serre dans un pot, ou directement en terre.

Sous serre, on peut utiliser des “capteurs de chaleur” (briques rouges, jerrican plein d’eau peint en noir), qui seront placés dans la serre et vont capter la chaleur le jour et la restituer la nuit. “Cela contribue à maintenir la serre hors-gel sans chauffage, c’est une sorte de bouillotte pour les jeunes pousses.”

Pour une jeune pousse on peut utiliser le forçage sous cloche. On trouve encore de vraies cloches de jardin en verre. Mais on peut aussi utiliser des bouteilles en plastique renversées, qui vont jouer le rôle de mini-serre.

La technique de la couche chaude

Largement utilisée à la fin du XIXe siècle par les maraîchers, cette technique dite "couche chaude" consiste à utiliser la chaleur dégagée par la décomposition de la matière organique. De gros volumes de fumier de cheval par exemple vont monter en température et constitueront un chauffage permettant de démarrer des cultures sur le dessus, en extérieur ou dans une serre.

Les ollas pour irriguer son potager, même quand on n’y est pas !

L'olla, un pot en céramique enterré, est utilisé pour l'irrigation. Bien qu'il soit particulièrement efficace pour maintenir l’irrigation des jeunes arbustes fruitiers, il peut également être utilisé pour les légumes en plantant près de l’olla - “vraiment tout autour, l’eau l’allant pas à plus de 40 cm de distance sur un oyas d’1,5L, les racines vont s’enrouler autour de l’olla”. Cet outil permet une irrigation constante et ciblée, réduisant ainsi le gaspillage d'eau.
 

À ce sujet, lire aussi : Le composteur autofertile, un système résilient et écologique

Ces outils et techniques low-tech démontrent qu'il est possible de jardiner de manière efficace, durable et respectueuse de l'environnement. En adoptant ces pratiques, on contribue à la santé du sol, à la conservation des ressources naturelles et à la promotion d'un mode de vie plus équilibré et en harmonie avec la nature.

Mon Jardin en Permaculture est un organisme de formation - elles se déroulent à Villeneuve d'Ascq (59) ou à Chambourcy (78) – et d’accompagnement de projets permaculturels (design et assistance à maîtrise d'ouvrage). Olivier Gruié a été formé à la ferme du Bec Hellouin (27).

Commentaires (1)

Marie

Le K-Tchak est certes une belle invention, mais son prix n'a rien de Low-Tech lui! C'est un objet de luxe, alors qu'un hache-paille coûte 4 fois moins cher!

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