Publié par La Rédaction dans Billets le 22/06/2025 à 16:28
À l’heure où les microplastiques contaminent les chaînes alimentaires et les océans saturent de déchets, Plastic Vortex déploie une solution low-tech de captation de 80% des déchets plastiques avant qu’ils n’atteignent la mer, dans les fleuves. Le système pose des garrots à la source du problème. Plastic Vortex installe des barrages flottants automatisés capables d’intercepter les déchets plastiques en aval des villes.
Le système Vortex utilise le courant pour guider les déchets vers un convoyeur automatique. En partenariat avec Inddigo, les déchets sont triés, analysés et valorisés (recyclage, réemploi, valorisation énergétique). L’ensemble fonctionne en continu sans intervention humaine, y compris lors des crues du cours d'eau. Élément important : son installation n'impact ni la faune ni la navigation.
Le dispositif permettra de capturer l'équivalent de 425 000 bouteilles plastiques chaque année rien que sur la Garonne. lnstallé sous le pont de Blagnac, le premier barrage flottant capte les "macro-déchets" allant de la taille d’un mégot à celle d’un bidon.
La solution repose sur une structure en “V” qui guide les déchets vers une benne de collecte via un convoyeur automatisé. Il intercepte jusqu’à 90 % des déchets flottants dès 1 mm de diamètre.
Trois modèles existent, adaptés à toutes les tailles de cours d’eau. Le projet-pilote installé à Toulouse sur la Garonne capte 8 tonnes de plastiques par an (l’équivalent de 425 000 bouteilles).
Chaque barrage devient aussi un lieu de mobilisation locale. Le dispositif s’accompagne d’actions éducatives pour sensibiliser durablement les citoyens.
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Le lancement du premier barrage est prévu cet été, à Toulouse. L'objectif est d'en placer 31 sur sites stratégiques en France (Seine, Rhône, Loire, Garonne…) pour bloquer plus de 175 tonnes de plastique par an, soit l’équivalent de 9 millions de bouteilles plastiques, avant qu’il ne soit trop tard.
Plastic Vortex cherche aujourd’hui à accélérer son déploiement et lance un appel aux collectivités territoriales, fonds à impact, entreprises engagées et partenaires industriels.
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Les impacts sont multiples : seulement 1 % des plastiques restent visibles en mer ; le reste coule, se décompose en microparticules et est ingéré par la faune. 270 espèces marines se retrouvent piégées ou intoxiquées. Pour les humains, les risques sont croissants : les microplastiques se retrouvent dans l’eau, l’air et les aliments, avec des effets sanitaires encore mal connus mais inquiétants (perturbateurs endocriniens, cancers…).
La pollution plastique a également un coût économique important : 8 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale selon le PNUE, et près de 92 millions d’euros par an en France (nettoyage, pertes touristiques, impacts sur la pêche).
À la tête de cette entreprise : Patrick Thaunay, entrepreneur expérimenté depuis plus de 25 ans, se distingue par son approche innovante et humaine des projets qu’il porte. Actuellement président d’Autantyk, il œuvre à réinventer le monde des entreprises à travers des tiers-lieux inspirants, alliant sens et performance. Engagé dans la transition écologique, il a rejoint en 2022 l’aventure Plastic Vortex, société toulousaine dédiée à la lutte contre la pollution plastique des océans, où son profil entrepreneurial renforce l’impact du projet. Patrick Thaunay incarne une vision audacieuse, mêlant leadership, transmission et engagement pour un avenir plus durable.
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